Nous habitons une maison traditionnelle qui a à peine 30 ans. Comme toute maison de ce type qui se respecte, elle est couverte de tuiles (kawara) qui lui donnent cet air typiquement japonais. En l’occurrence, il s’agit de tuiles modernes qui sont beaucoup plus légères que les tuiles traditionnelles. Pour autant, elles ne se sont pas envolées au passage du typhon. À chaque extrémité du toit, vous pouvez voir des poissons.

On appelle ces poissons des sachihoko. Wikipedia nous dit qu’il s’agit en fait d’un des neufs fils du dragon de la mythologie chinoise. Son rôle est de protéger la maison des incendies.
Autre tuile symbolique : celle qui forme un rond au premier plan. On ne voit peut être pas très bien sur la photo mais il y a un « mon » constitué de trois « virgules » qui tournent vers la droite. On appelle ce signe le Hidari Mitsu Tomoe. Les trois virgules évoquent la forme de gouttes d’eau qui, elles aussi, sont là pour protéger le toit du feu.
On peut retrouver le tomoe (la virgule) dans les kamon (emblèmes familiaux japonais). Il peut alors être utilisé seul, par deux ou par trois, allant vers la gauche ou vers la droite. Il peut aussi être associé à d’autres éléments pour donner des signes héraldiques plus complexes.
Retour sur le toit.
Il y a beaucoup d’éléments complexes sur ces toits japonais. On le voit particulièrement sur le pignon (photo ci-dessus). Je pense qu’aujourd’hui ces éléments sont purement décoratifs mais ils ont dû avoir un sens, une utilité à un moment donné. Par exemple, la grille devait sans doute protéger une ouverture qui permettait une aération de la maison…
Si un architecte passe par ici, peut être pourra-t-il nous éclairer ?


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