À l’occasion du pont du 8 mai, nous nous sommes envolés vers Amami Oshima. Cette île est la plus grande dans l’archipel d’Amami. Elle se situe à 320 km au sud de chez nous. Environ 500 km plus au sud, c’est le tropique du Cancer (ce tropique coupe Taïwan en deux pour vous donner une idée).
Mis à part le premier jour, nous avons eu droit à de la pluie quotidiennement, un avant goût de la saison humide qui commence au Japon. Sur les photos, le ciel sera nuageux…

Si le nord de l’île dispose de reliefs raisonnables qui permettent un peu d’urbanisation normale, les trois quart sud de l’île sont essentiellement composés de montagnes couvertes de végétation dont les pans tombent directement dans la mer. L’implantation humaine y est plus difficile. Seules quelques criques accueillent des villages et de petites villes serrés entre la montagne et la mer.




Avant que le gouvernement ne creuse des tunnels un peu partout autour de l’île à partir des années 60 (le plus grand mesurant 2,5 km), le plus pratique était de se déplacer en bateau.

Le cœur de l’île reste à ce jour largement vierge, ce qui lui vaut d’être classé comme site naturel au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2021. Le problème étant que cette belle nature attire les touristes (nous !), une économie qui bénéficie aux habitants mais exerce une pression sur la faune et la flore.

Il faut dire qu’à Amami Oshima, les plages sont de sable fin et l’eau est parfaitement transparente. Ce n’est pas sans attrait non plus.


Ceci-dit, d’après le panneau ci-dessus, il semblerait que la faune exerce aussi une pression sur le tourisme. Outre les requins, l’île abrite une espèce de vipère qu’il vaut mieux éviter d’importuner. La bête peut faire deux mètres de long et son venin est tout à fait contrindiqué pour les personnes qui tiennent à la vie.
Nous avons posé nos valises pour quatre nuits dans le village de Yamato, sur la côte ouest. Comme lorsque nous étions à Koshikijima, il suffisait de traverser la rue pour être sur la plage. La météo ne nous a pas permis de bénéficier d’un coucher de soleil tous les soirs, mais quand même, on n’a pas osé porter plainte pour la vue.


Comme dans presque tous les petits villages que nous avons traversés sur l’île, le centre communautaire dispose d’une aire pour pratiquer le sumo.

Le petit temple local cis au pied de la falaise ne m’a pas laissé indifférent, dissimulé dans la luxuriance végétale.

Le premier soir, nous avons dîné à l’hôtel. Les trois soirs suivants, nous avons mangé à Naze, le principal port de l’île.

La ville ne semble pas très grande mais elle est très active, dispose de beaucoup d’hôtels et surtout d’un quartier réputé pour sortir le soir. Nous y avons essayé deux izakaya, ces « bars/restaurants » typiques du Japon où l’on commande de petits plats tout en buvant.

Petite promenade nocturne dans la quartier…




La veille de notre départ, nous nous sommes aventurés tout au bout de l’île. Après une heure et demie de route sous la pluie, nous sommes arrivés à un emplacement de batterie de la seconde guerre mondiale qui permet, par beau temps (donc, bon, tant pis pour nous…), d’observer les îles situées juste au sud d’Amami Oshima.


Évidemment, lors de nos pérégrinations, nous avons pris le temps de nous perdre sur de petites routes pour rentrer dans le cœur de l’île. Hélas, nos deux tentatives pour voir le panorama depuis le sommet de l’île (694 m) se sont soldées par des échecs, la météo nous plaçant à chaque fois au cœur des nuages. Néanmoins, nous avons pu largement goûter à la nature. Comme nous l’a dit une habitante, nous étions à la saison où les plantes repartent en croissance et c’est le festival du vert.



Festival du vert et fête de la fougère surtout. J’ai été un peu impressionné par ces arbres-fougères qui s’élancent à plus de six mètres de haut et donnent une touche d’exotisme, voire préhistorique, au paysage.




C’est tout pour aujourd’hui. Je vous reparle d’Amami Oshima très rapidement (j’espère) pour évoquer avec vous mes « premières fois »…


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