Oui, bon, dans le grand nord de la préfecture de Kagoshima, ça fait pas si au nord que ça, on est d’accord…
Direction Aira, juste au-dessus de la ville de Kagoshima pour visiter de la famille. En chemin, nous faisons un détour pour aller voir le plus grand camphrier du Japon, le camphrier de Kamô. Le vénérable a environ 1500 ans (jusqu’à 1900 ans selon certaines estimations). Il mesure 30 m de haut et la circonférence de son tronc est de 24,22 m. Si on descend au pied de l’arbre, on peut même mesurer 33,57 m !


On se demande bien dans quel monde peut mener cette petite porte. Faites une pause de lecture et imaginez un peu…
Hop ! Nous voici chez l’oncle et la tante. Un déjeuner « simple » pour quatre. Ça, ce sont les premiers plats. Tant que ça ne tombe pas de la table, c’est qu’on peut encore en mettre. Il y aura des compléments ensuite…

Nous filons ensuite plein nord (de la préfecture) jusqu’au sanctuaire de Shibi. Yoko a réservé une auberge traditionnelle japonaise avec un onsen dedans. Après le bain, on déguste un grand repas accompagné d’un peu de saké.






Après tout ça, retour à la chambre où nous profitons un peu du kotatsu pour digérer avant d’aller se coucher de bonheur.

Le lendemain, lever aux aurores, un peu avant même !
Yoko retourne au onsen pendant que je vais me promener un peu dehors. Les températures ont chuté sous zéro (le grand nord qu’on vous dit !). Ça caille mais c’est un moment sympa.







Drôle de champignon !
Nous quittons Shibi pour aller un peu plus loin à Izumi, la frontière de la préfecture.
La ville est connue pour les migrations de grues qu’elle accueille. Tous les ans, plus de 3000 individus arrivent de Corée, du nord de la Chine, ou du sud de la Russie (région de l’Amour, si si !). Il y a en tout 5 à 7 espèces de grues qui se côtoient même si une seule de ces espèces représente à elle seule plus de la moitié des volatiles.
Le temps de leur présence hivernale, des champs entiers leur sont réservés. En arrivant sur le site, on peut voir de près quelques oiseaux qui ont fait fi des barrières dressées entre eux et les humains et se sont éparpillés dans les environs. Tant qu’on ne sort pas de la voiture, ils ne sont pas très farouches.


Il ne fait pas bon être une grenouille à Izumi…
Dans l’après-midi, nous allons visiter le quartier des samurai. Comme je vous le disais, Izumi se trouve à la frontière nord de la préfecture de Kagoshima (région nommée aussi Satsuma jusqu’à l’ère Edo). Et même si cette frontière se fait avec une autre préfecture japonaise, on voit bien qu’à l’époque cela ne suffisait pas pour dormir sur ses deux oreilles. Et c’est tout un quartier qui a été bâti pour accueillir un contingent de samurai jusqu’à ce que cette caste disparaisse à la fin du XIXe. Et même si les samurai ont alors perdu leurs prérogatives, ils ont conservé leurs biens.
Nous avons pu visiter deux maisons bien conservées.

Voici la première maison. À gauche, il s’agit de la cuisine. Les pas japonais conduisent à l’entrée de la maison. Le bâtiment à droite est… la salle de bain. Elle est construite à part du corps d’habitation car cette pièce dispose d’un foyer. En cas de pépin, cela évite de mettre le feu à tout le reste de la maison. À droite derrière la salle de bain, on aperçoit un bout de l’entrepôt, là où sont stockées les choses précieuses (vêtements, objets, mais aussi marchandises…). C’est le seul bâtiment « en dur ». Fondations en pierre, murs en torchis, tout ce qu’il faut pour résister aux incendies et aussi suffisamment hermétique pour ne pas se trouver envahi par des nuisibles capables de boulotter des réserves par exemple.


Ci-dessus, la salle de bain extérieur/intérieur.
Ci-dessous, la cuisine.

Sur cette photo de la cuisine, on peut voir dans le fond les fondations de la maison. Les poteaux qui soutiennent la charpente sont simplement posés sur de grosses pierres. Cela évite le pourrissement du bois s’il était mis en terre.
En dessous, une photo du irori, le seul endroit où l’on peut faire du feu à l’intérieur des espaces avec tatamis.

Et voici l’espace de réception dedans/dehors :


Dans la seconde maison que nous avons visitée, ils attendaient les invités pour une initiation à la cérémonie du thé. La pièce de réception était prête. Une joueuse de koto lançait quelques notes.


C’est un groupe d’indonésiens qui est arrivé, tous habillés de kimonos. Certaines des jeunes filles avaient conservé leur foulard ce qui faisait un mix culturel un peu étrange mais pas détonant.

Dans un autre espace de la maison attendaient des armures de samurai prêtes à être ajustées sur les touristes à venir…

Hé bien voilà ! Tout ça c’était les 4 et 5 janvier derniers… Ou là là ! Je ne suis pas en avance !

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