En ce moment, pas de grande découverte à vous partager. La vie file tranquillement. Septembre et octobre ont été paisibles.
Nous avons participé à un petit atelier de modelage organisé à la galerie Dasoku. Nous étions 5 participants, 2 adultes et 3 enfants. Dans nos têtes nous étions 5 enfants.

Yoko a réalisé deux pommes dont une avec un ver (un gros).

De mon côté, j’ai fabriqué un petit personnage masqué.


C’est un lieu commun mais que c’est bon de manipuler la matière et de la transformer, surtout en un objet sans autre utilité que d’être regardé ou touché ! Un objet dont la seule raison d’être est d’être sensible.
Nous avons transmis quelques indications sur un bout de papier et la personne qui animait l’atelier s’est chargée de poser un émail puis à cuit nos « chef-d’œuvres ».


D’ailleurs, il y a un sujet dont je ne vous ai pas parlé ici je crois. La première fois que nous sommes allés à la galerie en Août 2023, j’ai redécouvert là-bas les photos de Charles Fréger. Il a fait tout un travail sur les costumes traditionnels de « monstres » dans différentes cultures. Évidemment, il est passé par le Japon. Il y a deux livres de lui consultables à la galerie. Ces livres m’ont inspiré la thématique et j’ai repris les crayons de façon régulière depuis. J’en suis à mon 5e carnet de monstres masqués.


Il y a deux semaines, nous avons eu le plaisir de recevoir des visiteurs depuis la France (rien à voir avec les monstres ci-dessus). Nous avons eu de la chance au niveau de la météo car un typhon passé la veille ou l’avant veille sur Taïwan achevait de mourir aux abords du Japon ce week-end-là. À part une grosse pluie que nous avons esquivée en mangeant des anguilles grillées dans une vieille boutique à Makurazaki, nous avons pu nous promener sans sortir les parapluies. Parapluies qui n’auraient pas été très pratiques du reste, à cause du vent qui soufflait.

Nous sommes allés au temple Kamafuta. La mer agitée était belle.

Après le déjeuner, nous avons filé vers Bonotsu et profité un peu de la côte.


Nous avons grimpé à Kamegaoka. Je ne me lasse pas de la vue de là-haut. Toujours le même point de vue, jamais la même vue. Quelle lumière !



Et sinon ?
Au niveau actualités, je suis en pleine préparation de ma prochaine expo qui se tiendra à la galerie Dasoku en décembre. Une quarantaine d’images plus une petite « vidéo ». Le titre de l’exposition est « Mieru ». C’est un terme un peu ambigu qu’on pourrait traduire par « je/on peut voir » ou « apparaître » ou « apercevoir ». J’aime cette ambiguïté qui oblige.

Cette fois-ci, je partage l’affiche avec Mikan. Mikan est une collégienne que j’ai rencontrée lors de ma première expo. Elle m’a alors montré ses photos qu’elle prend, comme moi, avec son téléphone. Il y avait quelque chose… Je lui ai donc proposé d’occuper à sa guise l’espace dans la salle d’accueil de la galerie, là où j’avais projeté une vidéo à ma première expo.
En lui faisant cette proposition (qu’elle a accepté sans hésiter), je ne me rendais pas vraiment compte de ce que je lui demandais. Déjà, je ne connaissais pas son âge, difficile à évaluer (elle a 12 ans). Et donc je n’avais pas conscience de l’effort et des connaissances nécessaires pour aboutir (les élèves japonais sont déjà bien occupés par leur scolarité). Une question bête qui se pose à l’époque du tout digital : comment imprime-t-on ? Sur quel papier ? À quel format ? Ceci dit, c’est quelqu’un d’intelligent, donc ça se passe bien. Nous avons fait une réunion préparatoire, la prochaine a lieu dimanche.
J’ai très hâte de voir son travail et de montrer le mien.
C’est tout pour aujourd’hui ! Pas de grande découverte en ce moment et je me demandais bien ce que j’allais vous raconter en m’installant devant mon clavier. Finalement je suis plus clavard (bavard mais avec un clavier) que je ne l’imaginais !
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