Quand le sage montre la Lune

Oui oui, voilà ! J’arrive !

On me réclame un peu de lecture, apparemment, certains sont un peu accro. C’est vrai que le rythme de publication a un peu chuté. En cette rentrée, l’énergie est assez dispersée. Beaucoup de projets sur le feu et j’ai du mal à les faire avancer (mais ça avance quand même). Il faut que je me concentre.

Par ailleurs (je savais que ça arriverait) la lune de miel avec le Japon est finie. Non pas que que je n’aime plus le Japon, seulement l’effet « wahoo » s’est estompé. Nous sommes bien installés et, même si je ne peux pas dire que nous sommes passés en mode routine, je suis globalement moins excité à l’idée de parcourir la campagne locale. Il faut aller un peu plus loin, donc plus de temps et d’énergie pour le faire (et l’énergie est dispersée, si vous suivez bien). Tout ça, c’est normal. Ça ne m’empêche pas d’apprécier la vie ici.

En vrai, j’ai des trucs simples, à vous raconter et à vous montrer, donc… c’est parti !


Mi-septembre, le 17 pour être précis, c’était la pleine lune. Cette pleine lune est particulière au Japon car « c’est le moment de l’année où elle est la plus belle », c’est la lune d’automne. Ne me demandez pas d’apporter une caution scientifique à ça. De belles pleines lune, j’en ai vu pas mal et ce n’était pas systématiquement en septembre.

Toujours est-il que cette lune d’automne donne lieu à des festivités et cérémonies. Nous nous sommes rendus avec notre ami Shunsuke dans un village du côté de Chiran pour voir la cérémonie Sorayoi. Cette cérémonie a pour objectif de remercier la Lune et la Terre pour leurs bienfaits, particulièrement pour les récoltes abondantes.

À cette occasion, des enfants vêtus de pagnes et de chapeaux de paille de riz plutôt créatifs exécutent une danse autour d’une sorte de parasol (en paille de riz aussi). Et ils chantent « sorayoi, sorayoi, sorayoi ! », ce qui signifie « c’est bien ! ». Ils ont raison, on ne dit jamais assez quand c’est bien. Vous pouvez aussi vous inventer une petite chanson « sorayoi, sorayoi, sorayoi ! » (le « r » se prononce comme un « l »).

La cérémonie était courte. La danse a duré un quart d’heure environ. Nous sommes ensuite rentrés à la maison et nous avons admiré la Lune depuis la véranda en buvant un verre avec Shunsuke. On a vraiment une vie pas facile…


Le lendemain, nous sommes repartis regarder la Lune, mais depuis Kamegaoka, cette montagne qui surplombe la maison des parents de Yoko. Je l’ai déjà dit mais c’est un très bel endroit, le point de vue est magnifique à 360 degrés. Nous sommes montés là-haut tous les quatre, avec les parents de Yoko. D’un côté, les dernières lueurs du Soleil, de l’autre la Lune peinait à sortir de derrière les nuages. À cause d’un typhon qui passait quelque part entre chez nous et Taïwan, ça soufflait fort et la Lune a fini par réussir à se faufiler.


Par ailleurs, en septembre j’ai fait un tournage avec acteurs (!) dans l’objectif de présenter à nouveau un court métrage au concours de Tokyo, comme l’an dernier. Pour l’occasion, j’avais mobilisé Mai et Shunsuke de la galerie Dasoku (pour la technique) et mon beau-frère et sa fille Kiyo pour mettre devant la caméra.

Pour cette compétition il n’y a que deux contraintes : le thème de la fleur et la durée qui ne doit pas excéder une minute trente ! J’ai opté pour un plan séquence très simple et le résultat me plait bien. L’ensemble repose sur le hors champ, l’implicite, l’attente et convoque donc l’imaginaire et le cœur du spectateur.

C’était la première fois que je dirigeais des acteurs et en plus je ne parle pas la langue… Mais tout s’est bien passé. Les deux amateurs ont vraiment assuré et la septième et dernière prise était la bonne.

À cette occasion, j’ai fait un aller-retour à Oura pour prélever quelques fleurs dans le Jardin de belle-maman. C’est un détail mais ça a bien aidé mes acteurs à se sentir bien dans leurs rôles. Comme le fait que mon beau-frère ait été chez le coiffeur la veille alors qu’on ne voit pas sa tête dans le film !

Et puis Yoko avait préparé le repas sous forme de bento et on s’est régalés.

Forcément, je vous donnerai des nouvelles de ce projet.


Une fois n’est pas coutume, je vais souhaiter deux anniversaires :
– le 25, que j’ai encore raté mais il a l’habitude avec moi et je sais qu’il ne m’en voudra pas trop (mais bon quand même).
– et le 3, c’est demain, mais je ne suis même pas certain qu’elle suive mon blog avec suffisamment d’assiduité pour trouver ce message à temps !
– et puis j’en ajoute un troisième, tant qu’on y est : joyeux-non anniversaire à tous et à toutes, profitez bien de votre journée, avec le sourire autant que possible, en prenant plaisir au temps qui passe en toute simplicité.

5 réponses à « Quand le sage montre la Lune »

  1. ça commence par un petit court métrage avec des fleurs… 😉

    Le 25, c’est moi ça, merci Gildas 🙂

    Bises à tous les deux !

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    1. Les fleurs aussi sont pour toi !

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      1. Arigato ! 🙂

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  2. Avatar de Jerome Marchand
    Jerome Marchand

    mais !! c est le printemps ? vite vite on arrive. Mare de la pluie ici ! Le 8/10 c est Sheila… je lui transmets ;+)

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    1. Températures prévues ici demain : 21° Min, 29° max 😉 Je reprends goût à m’activer un peu.

      J’ai bien pensé à Sheila quand j’ai fait mon tournage. Elle aurait pris en main mes acteurs avec une plus grande efficacité que moi !

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