Nous voici donc en France. Notre séjour se passe bien à un détail près : ma garde robe est à peine adaptée aux température « estivales » françaises. On sent bien que tout fout le camp suite à notre départ au Japon.
Depuis notre arrivée, j’ai pas mal de boulot et peu l’occasion de sortir à part pour aller voter. Dois-je vraiment remercier Manu pour ces occasions ? Puisque je vous dis que tout part à vau-l’eau ! On a aussi fait un tour à Lannion pour constater que cette petite ville d’à peine 25 000 habitants est bien dynamique culturellement.
Dans tout ça, j’ai quand même réussi à croiser quelques têtes amicales à Rezé et à Angers et ça nous a fait plaisir de les revoir. À ces occasions, j’ai reçu des encouragements pour continuer à nourrir Minamimitai. Et donc me voilà !
Je ne vous apprendrais pas grand chose si je vous dis qu’il y a des bambous au Japon. La plus belle bambouseraie que j’ai vu est celle à travers laquelle on chemine pour arriver au musée Kodama. Elle est vraiment très belle et j’ai hâte de la retrouver à différentes saisons.


Parmi les bambous, quelques arbres essayent de tirer leur épingle du jeu. Ils sont plus vieux que les bambous mais moins rapides pour s’élancer vers la lumière. Je ne sais pas si c’est cette concurrence qui a donné sa forme à ce spécimen qui se tortille au milieu des lignes droites. Le contraste entre les deux renforce le caractère graphique du bosquet et rend cet arbre, d’un diamètre somme toute modeste, bien singulier.

Au printemps, nous avons aussi vu surgir les pousses de bambou et j’avoue que ce spectacle m’a surpris. Pour moi, un jeune plan c’est un petit truc fragile qui va grossir au fur et à mesure qu’il grandit. Mais les pousses de bambou que vous voyez sur la photo ci-dessus sont déjà plus grosses que ma cuisse ! Le bambou naît gros avant de devenir grand. Un peu comme moi ? Pour le coup, je comprends mieux l’origine de la légende de Kaguya-hime, une petite fille mystérieuse qui est trouvée par un vieil homme à l’intérieur d’une pousse de bambou. Il y a la place pour un bambin là-dedans. D’ailleurs, cette histoire date du Xe siècle et est le plus ancien conte japonais connu (une info très importante à ressortir si vous voulez briller en société).


Avec une amie, en février, nous avions visité un temple entouré d’une bambouseraie. Pour le nouvel an, les prêtres profitent de la matière première locale pour préparer des tablettes votives. Ces tablettes sont appelées ema. Chacun peut ainsi noter sur ce bout de bambou ses vœux pour l’année à venir. Ces planchettes aux formats divers semblent bien plus authentiques que celles découpées de façon mécanique et que l’on retrouve habituellement dans les échoppes des temples. On imagine que le vœu écrit dessus n’en est que plus sincère.


Et que se passe-t-il quand on plonge du joli bambou dans l’eau chaude ? Ce beau bout de bambou doux sans boue bout sans bouder. À dire 10 fois très vite bien sûr.
Cebouboubouboubouboubouboubouder. Hé oui.


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