J’ai fait du sport (encore !)

Si vous vous souvenez, il y a 10 jours, j’ai participé à un entraînement de softball. Dimanche dernier, M. Honda m’a donc amené jusqu’au terrain de où nous avons retrouvé toute notre équipe pour participer à la compétition. Rendez-vous à 8h. Si c’est pour me faire aimer le sport, ça commence mal. Enfin ! Il fait beau, tout le monde est de bonne humeur.

M. Maemura, notre voisin, est en charge de la logistique. Je le vois courir à droite et à gauche pour aller chercher une table, des boissons, des trucs et des machins pour notre équipe. Comme je ne comprends pas bien ce qui se passe ni ne connaît ce type d’organisation, j’ai toujours un train de retard pour filer un coup de main…

Aujourd’hui, six équipes vont concourir, réparties en deux poules (cot cot !). Nous sommes dans la poule A, celle qui fait des œufs en chocolat celle qui regroupe les équipes qui ont mérité l’an passé. La poule B regroupe ceux qui ont eu de moins bonnes performances. Dans chaque poule, quand deux équipes jouent, la troisième sert d’arbitre. À l’issue de la journée, la meilleure équipe de poule B prendra la place de la dernière équipe de poule A.

Voilà pour les enjeux… qui ont l’air de laisser tout le monde indifférent.

En tout cas, la matinée a bien débuté car nous avons immédiatement commencé par… regarder les autres jouer. Ce qui n’était pas superflu pour essayer de comprendre les règles visuellement, à défaut de pouvoir se les faire expliquer oralement (mais ça ne sera pas suffisant, comme vous allez le voir…).

Il faut peut-être que je vous explique les règles d’ailleurs, car à par mon ami Keiji, je ne suis pas certain qu’il y ait grand monde qui soit familiarisé avec les règles de softball (dérivées du baseball donc). J’espère que Keiji me pardonnera toutes mes approximations (pardon pardon !).

Donc le match se déroule en plusieurs manches. À chaque manche, il y a une équipe en attaque (qui cherche à marquer des points) et une équipe en défense (qui empêche les autres de marquer des points).

Commençons avec l’équipe en défense : les membres de l’équipe se répartissent sur le terrain. Leur rôle sera d’attraper la balle, si possible avant qu’elle rebondisse. Je vais faire court mais quand ils ont attrapé la balle, l’autre équipe doit arrêter de courir (c’est pas « un deux trois soleil » mais il y a de ça). Disons que c’est risqué pour eux s’ils continuent à galoper.
Parmi les membres de l’équipe en défense, il y en a un qui à un rôle spécial : celui de lanceur de balle. En effet, c’est lui qui envoie la balle au batteur de l’équipe adverse. Il y a ici une différence essentielle entre le softball et le baseball : la balle se lance « à la cuillère », par en dessous, au lieu du lancer au niveau de l’épaule qu’on à tous vu si on a vu un match de baseball dans sa vie. Et donc le lancé est beaucoup plus doux (au baseball les balles atteignent 150 km/h !), ce qui arrange bien le batteur s’il veut éviter de ne brasser que de l’air.

Cela fait une bonne transition pour parler de l’équipe en attaque. Dans cette équipe, on joue de façon individuelle. Chacun son tour, on va prendre la batte et essayer d’envoyer cette s***perie de balle dans un coin où l’équipe adverse aura du mal à l’attraper. En fait, on essaye déjà de toucher la balle. Si on y arrive c’est pas mal. Si on rate la balle trois fois, on est éliminé et c’est au joueur suivant de notre équipe de s’y coller. Dès que la balle est partie, il faut courir ! Alors non, on ne court pas n’importe où sur le terrain, il faut faire le tour dans le sens antihoraire en passant par quatre bases.
Si l’équipe en défense attrape la balle avant qu’elle rebondisse, c’est foutu, on est éliminé, joueur suivant. Si la balle est attrapée après rebond, les joueurs attaquant qui courent ne sont plus en sécurité à moins de toucher une base. C’est pour ça qu’ils s’arrêtent. Ils pourront reprendre leur course au prochain coup de batte. On peut donc avoir plusieurs joueurs attaquant sur le terrain simultanément. Si on donne un super coup de batte, c’est le home run ! Le joueur à le temps de faire le tour du terrain d’un coup. Chaque joueur qui fait un tour de terrain marque un point.

Voilà pour la technique.

Notre équipe était composée de quelques trentenaires, des gars entre deux âges (comme moi ?), et des vétérans (M. Honda a dépassé les 70 ans). Dans toutes les tranches d’âge, des personnes plus ou moins aguerries. J’ai vraiment trouvé qu’il y avait un bon esprit dans cette équipe, et même dans cette compétition. Nos adversaires avaient quelques joueuses, il y avait un gars en surpoids, des jeunes fringants de 15 ans… Et tout le monde a joué sa partie comme il a pu dans la bonne humeur et les encouragements. Aucune pression nulle part. À se demander si quelqu’un était venu pour gagner.

Sur les trois matchs qu’on a joués, j’ai eu l’occasion de jouer de la batte 2 fois, dont une avec succès, ce qui m’a permis d’atteindre la première base. Grâce au coup de batte suivant de mon coéquipier, je me suis élancé tel un guépard pour rejoindre la dernière base en un éclair et donner ainsi un point à mon équipe. À un détail près : dans ma précipitation, j’ai oublié qu’il fallait toucher chacune des bases pour valider la course. Point annulé. J’ai couru pour rien. Et personne ne m’en a voulu. Que c’est beau l’indulgence ! Ça vous fait comme une pommade sur votre petit cœur au moment où il se serre.

Grand habitué que je suis à suivre les évolutions des équipes sportives dans le tube digestif des poules, je n’ai pas compris pourquoi nous avons fait 4 matchs pour 3 équipes (ou était-ce 5 matchs ?). En tout cas, nous avons fini plus tard que prévu.

M. Maemura avait prévu des bentos (sortes de plateaux-repas), mais chacun est reparti manger chez soi… sans savoir qui avait gagné ! M. Honda m’a ramené chez lui. On a bu une bière pour fêter la journée. Il est sympa M. Honda. Il a été entraîneur de softball si j’ai bien compris. C’est lui qui lançait la balle pour notre équipe. Il est en super forme et a toujours le sourire.

Un peu plus tard, en fin d’après-midi, c’est par les haut-parleurs du système d’alerte que nous avons appris que notre équipe avait gagné la compèt’.


Et sinon ?

Sinon l’herbe pousse, et elle ne fait pas semblant. J’ai joué de la débroussailleuse pour vaincre des tentatives d’invasion de la flore extérieure qui cherche à investir mon beau jardin japonais.

Avant :

Après :

Le jardin se situe à droite, de l’autre côté du muret. Cette « allée » sert de zone tampon entre la jungle et la civilisation. Ma débroussailleuse est tombée en panne de batterie avant d’en faire la moitié. Il faut que j’y retourne…


Et re-sinon ?

Comme c’est mimi quand c’est tout p’tit ! En ce moment, on peut observer de toutes petites mantes religieuses. J’imagine que le temps passant, on va en voir de moins en moins mais de plus en plus grosses…

5 réponses à « J’ai fait du sport (encore !) »

  1. T’ite mante ! ( clin d’oeil à Monsieur Hamon ) ________________________________

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    1. Souvenir souvenir ! Il ne manque plus que des cocolibets.

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      1. Je vois que tu n’as rien oublié non plus !

        En tous cas, bravo pour ta prestation sportive et content d’avoir vécu une compet’ sans stress ?? ________________________________

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  2. Avatar de Jerome Marchand
    Jerome Marchand

    le sport ce n’est pas bon pour le corps ! mais comme ça, ça va ! Tu vas revenir avec un corps d’ athlète.

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    1. Si je reste en bonne santé, je ne peux pas dire que je brille par une activité physique intense. Je sens que la reprise sur les tatamis va être difficile. On ne fait pas d’athlète sans casser des œufs…

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