Résumé des épisodes précédents : Yoko et Gildas sont bien arrivés à Mito. Ils ont bien mangé chez le cousin de Yoko et maintenant le lecteur aimerait bien connaître la suite parce que ça commence à traîner en longueur cette histoire et on parle encore du dernier week-end de février alors que maintenant Pâques est passée et que c’est un coup à se faire sonner les cloches.
Non content de faire une très bonne cuisine, Kachan, le cousin de Yoko, aime parler de sa région. Malgré son planning chargé, il prend le temps de nous accompagner au Kairaku-en. Il s’agit d’un des trois jardins les plus célèbres du Japon. La principale raison tient à ses 3000 pruniers (une centaine de variétés) qui offrent un spectacle remarquable… fin février. Ce qui tombe plutôt bien pour nous !


Pour être tout à fait honnête, trop de pruniers… c’est trop. Comme en beaucoup de choses, le nombre nuit, on perd le côté précieux de la rareté. Pendant notre balade dans le parc, je suis plus absorbé par quelques pins qui contrastent dans l’uniformité des milliards de pétales.


Dans ce même parc, caché derrière une bambouseraie, se trouve le Kobuntei. Il s’agit d’un pavillon construit au milieu du XIXe siècle par Tokugawa Nariaki, qui est aussi à l’origine de l’ensemble du parc. Le bâtiment servait pour accueillir peintres et poètes. Il a été entièrement détruit dans des bombardements en 1945 et reconstruit ensuite à l’identique, comme les japonais savent faire.


Le pavillon renferme quelques beaux fusuma contemporains de la reconstruction.



À proximité du petit pavillon de thé, une citation de Tokugawa Nariaki m’interpelle : « Il est préférable d’être sans talent mais sincère que talentueux mais insincère ».

Je termine ici cette narration de notre périple « Tokyo-Nikko-Mito-wololo ». Le temps manque pour développer.
Le printemps est arrivé ici et c’est magnifique. Il faudrait que je puisse vous montrer ça mais…
– j’ai pas mal de boulot en ce moment,
– nous avons reçu des visiteurs dont il a bien fallu s’occuper un peu,
– nous allons recevoir des visiteurs dont il faudra bien s’occuper un peu,
– printemps rime aussi avec chiendent : ça pousse, ça pousse, il faut désherber tous les jours pour ne pas se laisser envahir par les herbes dites « mauvaises » mais… je… arg… trop tard ! Le temps de l’écrire, le jardin s’est transformé en jungle.

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