Le Japon vu de ma fenêtre (ep.4)

Résumé des épisodes précédents : Yoko + Gildas -> Tokyo + fleurs = bonheur.

Le lendemain de notre soirée sympathique à MidTown, nous gagnons la gare d’Asakusa. Le quartier que nous entrevoyons dans ce matin gris est complètement différent d’Akasaka. Nous faisons un saut en arrière dans le temps. De l’autre côté de la rivière Sumida, nous voyons la grosse crotte dorée laissée par Philippe Starck devant le Asahi building.

Nous achetons chacun un eki bento pour le déjeuner et nous grimpons dans le train. Direction Nikko ! Par la fenêtre, nous voyons le paysage japonais défiler comme un kamishibai. Nous traversons la banlieue tokyoïte que le temps gris n’aide pas à faire sourire. Étrange urbanisme japonais qui semble totalement décousu. Les bâtiments se juxtaposent sans chercher l’harmonie avec leurs voisins. Aucune règle ne semble vouloir préserver un paysage unifié à la ville. Tout semble modulaire, on tire avant tout partie de la surface au sol. Il n’y a pas de traces d’ensembles cohérents comme les zones pavillonnaires construites dans les banlieues françaises où toutes les maisons sont semblables si ce n’est identiques dans un même quartier.

On voit ici la forme « classique » d’une rivière japonaise avec son lit normal et une zone de débordement prévue pour faire face aux crues lors des forts événements climatiques qui surviennent à la saison des typhons. Pour autant que je sache, il y a peu (ou pas ?) de rivières et de fleuves sauvages au Japon, au moins dans sa moitié sud. Tout est aménagé pour faire face à un excédent d’eau.

Petit à petit les bâtiments se font moins hauts et nous voyons apparaître les premiers champs. C’est encore l’hiver et tout semble en friche. Et ce temps gris qui s’évertue à nous saper le moral (mais ça ne marche pas avec moi).

Après avoir roulé pendant un certain temps dans la très plate plaine du Kanto, les premières montagnes se dressent à l’horizon.

Nous apercevons quelques scènes de la vie dominicale japonaise. Ici un match de baseball. En France, ce serait un terrain de foot.

Au fur et à mesure que les montagnes se rapprochent, nous sentons que nous touchons au but… Et quel but !


Bon, je coupe là. Bin ouais ! Juste avant l’arrivée. C’est pas tant pour le suspens, c’est juste que ça ferait un article hyper long. Et puis c’est pour votre bien ! Pour le même prix, vous aurez un épisode de plus à la série !

7 réponses à « Le Japon vu de ma fenêtre (ep.4) »

  1. Bentos + paysages en train = cool la vie ?? ! ________________________________

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    1. Toi aussi tu te mets au maths ?

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  2. Avatar de amandine horibe
    amandine horibe

    On attend la suite de pied ferme ! J’adore te suivre dans ton périple ; ça me rappelle tant de souvenirs de te lire… Les photos comme celles-là d’un jour ordinaire au Japon… Où nos petits yeux de « gaijin » arrivent même à s’émerveiller par delà du ciel gris et des bâtiments moches…. Ici, la grisaille sape vraiment le moral. Avec moi, elle y arrive particulièrement bien les matins où je dois mettre mon nez dehors pour aller au boulot ! Mais par chance, les cerisiers commencent à mettre des touches de rose dans notre quotidien et des pétales dans nos cheveux… et ça c’est bien sympa. Ce WE on a revu Megumi et Matthieu, ils vont bien et vous passent le bonjour. Bises à vous 2 !

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    1. « Nos petits yeux de « gaijin » arrivent même à s’émerveiller par delà du ciel gris et des bâtiments moches ». C’est exactement ça. Au Japon il y a plein de trucs moches, vraiment moches. Mais le dépaysement (l’exotisme ?) de ces trucs moches titille notre cerveau et nous fait dépasser les apparences. Si seulement on pouvait activer ce mécanisme à la demande ! Il est à noter que notre capacité d’émerveillement est directement liée à la différence, l’originalité, la diversité du monde qui nous entoure. C’est pour cela qu’il faut préserver les singularités et en développer de nouvelles, accueillir celles qui se présentent. L’émerveillement est une richesse de la vie. Et j’ajouterai, ma chère Amandine, que toi comme moi savons la chance que nous avons d’avoir de l’ »exotisme » à domicile ! (même si ça fait couac parfois).

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      1. Avatar de amandine horibe
        amandine horibe

        oui mon cher Gildas, je ne te le fais pas dire 🙂 !!!

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  3. Avatar de Jerome Marchand
    Jerome Marchand

    Tokyo ne me semble pas si oppressant à travers tes photos.

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    1. On n’est pas oppressé quand on n’est pas pressé. Ce n’est pas à toi que je vais expliquer que la relation au temps change la relation à l’espace 😉 Mais effectivement, nous n’avons pas eu à souffrir de transports hyper bondés ni de flux torrentiels de corps humains dans les gares.

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