Avertissement : si vous ne supportez pas les araignées, passez votre chemin. Cet article n’est pas pour vous. Oh ! non non non non ! Je vais parler Arachnides, avec ou sans poils, avec ou sans toiles, des trucs qui peuvent vous glacer la moelle. Et il va y avoir des photos.
Dernière chance pour fermer la fenêtre…
Vous êtes sûr de vouloir continuer ?
OK.
Donc, au Japon comme partout dans le monde (ou presque), il y a des araignées. Et quand nous sommes arrivés dans la maison, certaines avaient trouvé confortable de s’installer à l’intérieur avant nous. Les araignées dans les maisons au Japon ne diffèrent pas tant que ça des araignées de nos greniers en France. Des grandes pattes attachées à un corps brun-gris velu. Toutefois, on voit bien mieux les motifs qui la recouvre pour une raison très simple. Ce n’est pas la même grandeur.
Une des premières que nous avons vues avait élu domicile dans les toilettes. Elle est restée là pendant deux ou trois jours à nous surveiller avant de disparaître on ne sait où ni comment. À partir d’une certaine taille, ce n’est pas si facile de sortir d’une pièce toujours fermée.
Est-ce elle encore qui se manifestait certains soirs quelques jours plus tard ? Pourquoi pas ? Elle n’avait pas tout à fait la même couleur mais qui sait, après une mue ? En tout cas elle faisait sa vie d’araignée. C’est à dire que dans la journée elle était planquée et elle ne s’activait qu’à la nuit tombée. Alors, bien sur, il y a le classique on allume la lumière et « Ah ! C’est quoi ce truc sur le mur ? ». Mais ça c’est assez soft. Le plus flippant c’était d’être là à bouquiner ou bosser et d’entendre tout d’un coup une cavalcade dans l’ombre, sur le plancher ou les tatamis. Oui, parce qu’à partir d’une certaine taille, on obtient un certain poids, et on finit par faire du bruit en se déplaçant. Non, vraiment, c’est pas mon truc. Autant je peux encore attraper à la main une araignée rezéenne, autant là, ce n’est plus possible.

Des araignées comme ça, il y en avait une bonne dizaine dans la remise à outils. Quand j’ai remué tout ça pour donner un coup de ménage, ça cavalait dans tous les sens. Faut être solide nerveusement.
D’ailleurs, cela me rappelle la première fois que j’ai dormi chez les parents de Yoko (il y a… plus de 20 ans ?). Il y en avait une dans la chambre. Je me souviens très bien que d’un côté, je tombais complètement de sommeil à cause du décalage horaire, et de l’autre côté, j’étais complétement sur les nerfs de savoir qu’un bestiau comme ça pouvait grimper sur le lit pendant la nuit. Le décalage horaire a été le plus fort.
Comme je vois que le sujet vous plait, amateurs de sensations fortes que vous êtes, je vais vous montrer une autre araignée très commune ici. Celle-ci, on l’en remercie, n’officie qu’en extérieur. Ce qui ne l’empêche pas d’être encombrante. Quand je dis qu’elle est commune, c’est qu’il y en a partout. La bête tisse de grandes toiles et, comme d’habitude, les hominidés les plus grands ont plus de chance de se les prendre…
Cette espèce m’a toujours impressionné par son design. Regardez-moi le profilé de cet abdomen, regardez-moi ces couleurs et ces motifs ! C’est pas classe ça ?

Cette version là d’araignée n’est pas aussi grosse que celle d’intérieur. Mais l’araignée ayant mangé tout l’été, se trouva fort bien dodue, quand la bise fut venue… Entre la fin juillet et le mois d’octobre, on voit bien les différences de taille.
Comme je le disais, cette araignée fait ce qu’on s’attend qu’une araignée fasse : elle tisse des toiles. Et comme elles sont nombreuses, il y a des toiles partout. Je trouve que leur fil est bien plus solide et épais que ce que l’on trouve en France. Ce qui n’est pas un mal car on le sent et on peut faire marche arrière avant qu’il casse et qu’on se retrouve avec une toile collée sur le nez et dans les cheveux. Et pour prouver la solidité des ces toiles, j’ai déjà vu des cigales prises dedans. Pourtant la cigale n’est pas le plus petit insecte local.

Et voici un autre type d’araignée sur lequel je suis tombé :

Je n’en ai vue qu’une comme ça en faisant mon débroussaillage. De la taille d’une grosse épeire, elle se caractérise par un abdomen plus plat et des espèces de vilains poils noirs sur les pattes, comme des épines.
J’ai aussi vu des faucheux deux fois plus grands que la version française, mais ils sont insaisissables en photo. En effet, non seulement ils refusent de prendre la pose, mais leur petit corps et leurs fines et longues pattes rendent impossible une mise au point correcte pour la photo.
Petit point wiki sur les araignées :
– il y a environ 50 000 espèces d’araignées recensées dans le monde.
– d’après les évaluations, ces araignées mangent entre 400 et 800 millions de tonnes de proies par an (les humains mangent 400 millions de tonnes de viande et poisson par an). Les araignées sont peut-être sur la première marche du podium des prédateurs dans le monde.
– si la plupart des araignées possèdent des glandes à venin, seules 200 espèces sont capables d’occasionner des gênes pour les humains (simples boutons ou plus) et seulement une vingtaine sont réellement dangereuses. Voilà de quoi relativiser votre prochaine rencontre avec une représentante du genre Arachnide.
Allez ! C’est tout pour aujourd’hui, c’est l’heure d’aller au lit. Vous croyez que je vais faire de beaux rêves avec ça ?


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