Résumé de l’épisode précédent : Yoko et Gildas ont pris des vacances mais ils sont allés à Oura comme d’habitude alors ça compte pas disent les lecteurs du blog car on veut voir des trucs nouveaux et on n’est pas ici pour faire des aller-retour Goryo-Oura mais pour voir du pays et donc Yoko et Gildas ont pris la voiture et les voilà partis plein nord et rien ne les arrêtera parce que bon ça suffit !
Nous voici donc lancés à fond (c’est-à-dire à 50 km/h) sur les routes japonaises. Mais en fait on s’est arrêté au bout d’un quart d’heure.
En traversant le village de Kominato, nous sommes passés devant le temple Yosegi Hachiman. C’est un temple ordinaire comme il y en a beaucoup au Japon, Hachiman étant un dieu de la guerre shinto, protecteur du pays. L’animation qui régnait devant nous a incité à aller voir de plus près…

Nous sommes le 15 octobre, la récolte de riz est terminée. Enfin presque parce qu’avec le réchauffement tout ça tout ça, en vrai ça récolte encore, on le verra plus tard. Mais selon le calendrier fixé par le temple du village, le 15 octobre sonne la fin des récoltes et il faut donc remercier les dieux pour l’abondance et prier pour la paix. Les jeunes du village se rassemblent vêtus d’habits de fête et viennent danser sur une aire située devant le temple. La danse s’appelle Kamate Odori (danse de la faucille), mais comme on n’a pas vu une seule faucille, ce qu’on a vu ressemble plus à Taiko Odori (danse du tambour).

Les parures sont complexes. On ne peut pas rater les plumes de paon qui grandissent les danseurs d’un bon mètre. Plusieurs carrés de tissus colorés, avec des motifs traditionnels, sont accrochés au niveau de la nuque/épaules et autour de la ceinture. Des guirlandes en papier sont aussi suspendues dans le dos. L’habit blanc en lui même semble assez simple mais on remarquera le vêtement coloré du dessous qui dépasse des manches courtes.

Les danseurs avec les tambours forment une ronde autour de deux autres groupes vêtus de kimonos. Quatre enfants portant de remarquables chapeaux fleuris donnent le rythme au reste des danseurs. Deux d’entre eux ont des tambours plus petits, les deux autres ont une sorte de marteau en forme de T avec lequel ils frappent un disque métallique. À côté d’eux, trois hommes (les prêtres ?) dont les vocalises semblent en dysharmonie avec le reste du groupe (mais bon, la musique traditionnelle japonaise, c’est particulier, on n’a pas vraiment l’oreille formée pour ça). Ils portent aussi le marteau en forme de T mais de façon symbolique.


Nous ne pouvions rester trop longtemps car la route nous attendait. Après avoir observé quelques danses, nous voici repartis sur la route et plus rien ne nous arrêtera.
Enfin… Si ! Parce qu’il faut bien manger aussi.
Nous voilà arrivés chez l’oncle et la tante de Yoko, pas loin de l’aéroport de Kagoshima. Après un déjeuner copieux (on n’a pu manger qu’un quart de ce qui nous a été présenté), nous sommes allés voir leurs champs de riz qu’ils finissaient de récolter.


Ici, ils mettent le riz à sécher de façon traditionnelle. Des structures en bambou sont installées directement dans le champ. Des bottes de riz sont constituées et posées à cheval sur la structure.

Plus tard, une bâche en plastique sera installée au-dessus pour éviter que la pluie fasse pourrir le foin et les grains.

Là où nous habitons, nous voyons peu cette façon traditionnelle de faire sécher le riz. Les grains sont sans doute séparés directement à la récolte et on peut observer des balles de paille de riz dans les champs.
Mais peu importe ce qui se passe chez nous car nous sommes en vacances ! Et rien, non décidément rien ne pourra nous arrêter sur la route !
Kirishima, nous voilà !

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