Part 1 : on part en vacances

Le week-end dernier, nous sommes partis en vacances. De vraies vacances à la japonaise ! C’est-à-dire pendant 3 jours. Et le programme était, je crois, assez japonais, surtout sur les deux derniers jours. Mais commençons dans l’ordre.

Samedi, direction Oura, chez les parents de Yoko. Nous allions fêter un truc, je ne sais plus très bien quoi. Il ne faudrait pas vieillir… La sœur de Yoko était là avec ses enfants, une de ses tantes nous a rejoints. Bonne humeur autour de la table. Nous avons fait bombance. Il faudra que je pense à prendre une photo de la table la prochaine fois pour vous montrer les tortures culinaires que je subis. Il y a moult plats et il faut goûter à tout. Si la nourriture japonaise est réputée saine, je ne peux pas affirmer qu’elle fait maigrir vu les quantités qu’on engouffre entre le nez et le menton à certaines occasions.

Je me suis échappé un instant pour me promener dans le hameau où habitent les parents de Yoko. Il se situe plutôt vers le fond de la vallée, adossé à la montagne. Pas de commerce à proximité, pas d’école non plus. Ici l’activité agricole domine complètement. Oserai-je dire des petits champs cultivés par des petits vieux ? Pour ce que je peux en voir, la moyenne d’âge des habitants est au-dessus des 70 ans (je n’ose pas dire des 80). Les maisons sont vieilles, peu rénovées.

C’est très différent de Goryo où nous habitons et où il y a des familles avec enfants. Autour de Goryo, il y a beaucoup de champs mais aussi des entreprises diverses qui sont implantées.

J’ai fait ma petite balade sous un ciel gris en fin d’après-midi. Vous n’aurez donc pas droit à un charmant petit village ensoleillé. J’aime bien m’y promener. C’est calme. Les maisons sont simples mais elles ont toutes leur personnalité. Rien de comparable à une zone pavillonnaire construite par un promoteur. Les gens ont acheté leur bout de terrain et construit selon leurs besoins et leurs moyens. Pas de chichi. Ici l’esthétique lutte avec le pragmatisme et pour trouver du beau, il faut savoir ne pas voir. Ne pas voir les grillages, ne pas voir les fils électriques, ne pas voir le béton, ne pas voir les compteurs, les tuyaux, les bombonnes… Ça fait beaucoup ! Il reste dans tout ça un côté exotique propre à nous charmer mais qui serait sans doute difficilement compris par les habitants.

Comme partout au Japon (sauf dans le nord ?), l’eau est présente ou, tout au moins, on a prévu sa présence. Les canaux semblent disproportionnés par rapport au flux visible. Ils sont en fait prévus pour faire face aux pluies abondantes des typhons. On voit aussi régulièrement des flancs de montagne bétonnés pour parer aux glissement de terrain. L’aménagement du territoire ne se fait pas tant pour le confort que pour faire face au risque. Je vous reparlerai une autre fois des routes mais, si elles ne sont pas toujours très bonnes, c’est aussi sans doute qu’il y a de nombreuses dépenses à faire pour sécuriser les espaces.

De nombreuses maisons sont construites à proximité immédiate des ruisseaux. On imagine bien l’utilité que cela avait au début de l’implantation du village, à la fois pour s’approvisionner en eau presque en direct de la montagne, et sans doute pour évacuer certains déchets.

Avant de quitter Oura, saluons le petit temple qui garde un bâtiment rassemblant les sépultures du village.


Après une nuit passée à Oura, nous partons pour Kirishima. Deux heures de route et de belles choses nous attendent…


Et sans transition, voici les résultat des jeux :

Sur cette photo de la moto, il fallait repérer les gants, le casque et le téléphone laissés là par le motard parti faire ses courses. Je n’ai pas vérifié mais si ça se trouve il y a des billets de 10 000 dans la sacoche. On peut sans doute y voir un indice de confiance dans la société. Confiance qui reste à construire en France…

La réponse de Ghismo aurait été pertinente s’il n’avait pas bêtement oublié dans la panoplie trois cerbères, une escouade du GIGN et un satellite espion pour surveiller la moto. Quel étourdi ! C’est sûr, il va se le faire piquer son scoot…

Pour ceux qui ont fait des remarques sur l’esthétique de la moto, j’ai transmis vos coordonnées au motard. Il a pris ses billets pour la France. Par contre je ne me souviens plus du nom de l’art martial qu’il pratique à haut niveau. Vous verrez bien…

Dominique, c’est à la biche qu’il fallait donner sa langue, et non pas au chat. Sur cette photo vous êtes plusieurs à l’avoir vue, cette « biche ». Il s’agit d’un cervus nippon, appelé plus couramment cerf sika, présent en Asie de l’est mais assez typique au Japon. Il y a pas mal de sous-espèces de ce cerf sur l’archipel et je n’ai pas pu identifier laquelle est présente ici. Je vous parlerai bientôt de cette rencontre mais en attendant, en voici une seconde photo. Vous voyez mieux ?

Anny, il est tout à fait évident que ce ne pouvait pas être un dahu, car on voit bien que la bestiole ne tourne pas dans le bon sens autour de la montagne. Quelle erreur ! Il va falloir organiser une chasse au dahu afin que tu comprennes mieux comment vit cet animal…

Et donc le grand gagnant des jeux est (roulement de tambour…) : FredO ! Qui a réussi à cocher toutes les bonnes cases sans hésitation. Il est formidable et mérite donc bien son poids en estime. FredO, tu en es où au niveau masse corporelle ? Je vais te faire parvenir mon rib pour couvrir les frais d’envoi de l’estime (oui, il faut toujours lire les petites lignes dans les jeux concours)… Ceci dit, je ne crois pas qu’il y aura besoin d’un container ou alors tu as beaucoup changé depuis notre départ…

Une réponse à « Part 1 : on part en vacances »

  1. Parce que les trois cerbères, et l’escouade du GIGN ne sont pas hors champ ? Le boitier satellite, j’ai cru le voir planqué sous le réservoir, me trompe-je ?

    Parlant du GIGN japonais, je les connais un peu, ils habitaient mon quartier https://japon.ghismo.com/2007/07/voisinage.html !

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