Aujourd’hui nous étions en vadrouille. Nous avions une course à faire du côté de Kawanabe, un peu au nord de chez nous. Et plutôt que de rentrer bosser à la maison, s’occuper du jardin, faire du ménage, écrire des articles en retard ou préparer le mois de novembre (oui parce qu’il y a un truc au mois de novembre…), nous sommes allés nous balader au parc Iwaya.
Le parc Iwaya se situe dans un méandre de la rivière Manose qui traverse Kawanabe. Ici, l’eau a creusé profondément la roche, libérant un espace au centre, le parc Iwaya, et créant des falaises d’une vingtaine de mètres de haut (à vue de nez, c’est peut-être plus, c’est peut être moins et comme je n’ai pas pris en photo les dites falaises, il vous faudra imaginer).
Le lieu a suffisamment de force visuelle pour avoir attiré une activité religieuse au moins à partir de l’époque Kamakura (XIIIe siècle). Des pagodes ont été gravées dans les falaises au fil des siècles (jusqu’au XIXe). Comme ce sont de bas reliefs, elles ne sont pas très spectaculaires si ce n’est pas leur nombre : plus de 200. Trois représentations de Bouddha sont aussi présentes.


Le Parc est aménagé (sinon on n’appellerai pas ça un parc mais une jungle). À la façon traditionnelle, une partie de la rivière a été canalisée afin de créer des étangs étagés. Des pierres ont été savamment agencées. Différentes essences d’arbres ont été plantées et nous avons noté la présence de nombreux érables et cerisiers, ce qui nous laisse penser que nous reviendrons bientôt. Au milieu de tout cela, une pagode trône, très inspirée par le fameux pavillon d’or. Le reflet du bâtiment dans l’eau fait son petit effet.

Attention, il ne s’agit pas d’un temple ! C’est un café qui occupe l’endroit. Je n’ai pas trouvé la date de construction du bâtiment mais je crois qu’il est relativement récent. Et comme il faisait très chaud aujourd’hui encore (jusqu’à 30° cet après midi), nous y avons été nous rafraîchir avec un kakigori, une glace traditionnelle japonaise (à ne pas confondre, comme moi, avec gokiburi qui veut dire cafard…). Le kakigori, c’est simplement de la glace nature (donc de l’eau) rappée sur laquelle on verse un sirop pour aromatiser. C’est simple, c’est bon.
À propos des 30°
En ce qui me concerne, qu’il fasse 30° un 30 septembre au sud du Japon, puisque je suis nouveau dans le pays, ça ne m’interpelle pas plus que ça. Mais apparemment, il ne devrait pas faire aussi chaud. J’ai vu passer un article du journal Le Monde qui parlait de l’allongement des périodes de fortes chaleurs en France. Ça a l’air d’être valable ici aussi.
Et sinon ?
Sinon la veille nous étions chez les parents de Yoko. Nous avons été voir la pleine Lune. « Oui, et alors ? » me direz-vous. C’est que, par ici, cette pleine lune est spéciale. Il s’agit de la pleine lune du 15e jour du 8e mois de l’ancien calendrier japonais. C’est la pleine lune d’automne. On fait des décorations avec de l’herbe de la pampa (!?). On prépare, et on mange, des dango blancs qui ressemblent à de petites lunes. L’événement s’appelle « tsukimi ». « Tsuki » comme « lune » et « mi » comme « miru » qui veut dire « regarder ». Donc on regarde et on trouve ça beau. Et je ne sais pas trop ce qui est beau, si c’est la Lune ou le fait d’être là à la regarder.

Oui, mon téléphone fait des drôles de couleurs quand il photographie la nuit. Le point lumineux à gauche, vous l’aurez bien sûr reconnue, c’est Jupiter.

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