Mercredi nous avions prévu un déjeuner dans un restaurant dont la patronne s’est investie pour nous aider à trouver une maison. Nous tenions à la remercier. Il se trouve que son restaurant est dissimulé au fond d’une crique. Il n’y a pas moins de 5 virages en épingle à cheveux sur une route où on ne peut (presque) pas se croiser pour descendre jusque là.
Après le repas, nous nous sommes rendu à l’installation portuaire juste à côté, histoire de digérer. Et là, tout d’un coup, j’avais un cadre idéal pour vous présenter… notre Suzuki Swift !

Oui, encore une Suzuk’, comme dirait le camarade Alain. C’est pas ça qui manque par ici ! Elle a une tête de bagnole européenne notre voiture, et ce n’est pas ça que j’aurai voulu au départ. Une espèce de petit van japonais (keiban) m’inspirait plus… Mais elle nous a été recommandée pour son rapport qualité/prix (et aussi parce que je peux rentrer dedans sans me cogner la tête au plafond ni avoir les genoux sous le menton). Elle très bien cette voiture. Grâce à elle on peut se rendre d’un point A à un point B plus vite qu’à pied et sans suer grâce à la clim. Figurez-vous qu’elle a un coffre où on peut mettre des trucs et même des sièges à l’arrière (où on met des trucs aussi parce que pour l’instant on n’a pas de passagers). Bref, une voiture.
Petit clin d’œil quand même à l’ami Jonathan qui a écrit les voyages de Gulliver. Si je ne suis pas un géant au pays des lilliputiens (quoique, parfois…), il n’en reste pas moins que me voilà perdu sur une île habitée par un peuple aux mœurs étranges. Est-ce que les ingénieurs de chez Suzuki ont pensé à Jonathan Swift lorsqu’ils ont baptisé cette voiture ? Moi, j’y pense…

« Mais… mais ! Ce paysage à l’arrière plan… ce ne serait pas… ? »
Si si ! C’est la côte de Bonotsu ! Nous n’y étions pas retourné depuis un moment. Par un temps comme ça, l’effet « wahou » fonctionne à fond.



Petit retour en arrière
Le jour où nous avons récupéré la voiture, le garagiste est venu nous la livrer à domicile. La remise des clés a donné lieu à une petite cérémonie durant laquelle du sel et du shochu (prononcez « chootchou », alcool typique du coin à base de pomme de terre douce) ont été versés sur chacune des quatre roues. Je ne sais pas si c’est juste destiné aux kamis des pneus ou à celui de la voiture en général, comme il y a un dieu pour tout au Japon…

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