Lors de ses recherches pour trouver une maison, Yoko avait vu des informations concernant cet endroit. Il s’agit d’une ancienne école primaire, ouverte en 1885 et fermée en 1990. Depuis lors, les bâtiments ont été pris en charge par les habitants de la commune et, depuis 2008, le lieu est devenu « Riverbank, l’école dans la forêt ».

La bâtiment en bois date de 1933. Il a bien sûr été restauré depuis mais en conservant les techniques et l’aspect que lui avaient donnés les charpentiers de l’époque. Néanmoins, une aile entière à disparu à gauche.
Je vous invite à une petite promenade à l’intérieur…






Vous voyez qu’à l’époque ils ne lésinaient pas sur les moyens pour faire entrer la lumière ! Les fenêtre ouvrent sur la cours cernée de pentes forestières. De quoi offrir des aventures imaginaires aux élèves rêveurs (oui, vous, dans le fond !).






Visiblement, quelques talents de l’Art Brut sont passés par ici et ont laissé leurs traces sur ce tableau. Quelle spontanéité ! Quelle énergie dans le trait !
Le bâtiment plus moderne, en béton, n’est pas dénué de charme non plus. Les salles de classe et la salle des profs sont sur tatamis. De nombreux casiers permettent aux élèves de ranger leurs chaussures dans le couloir ou leurs affaires de cours et leur bento (repas préparé le matin et amené à l’école par chaque enfant) dans les classes. De grands tableaux légèrement concaves permettent de donner le cours.




Le but de Riverbank est maintenant de dynamiser les énergies locales. L’école peut être louée en tout ou partie pour des séminaires, des ateliers ou même pour des vacances ! Des événements sont aussi programmés ici. Début novembre aura lieu le Good Neighbors Jamboree. Mais nous avons déjà été à un marché bio dimanche dernier. À cette occasion, il y avait aussi des ateliers ouverts pour les jeunes et les moins jeunes. Le public était très familiale.



Oui j’ai failli me faire bouffer par une chèvre, mais après m’avoir reniflé, elle a décidé qu’elle ne pouvait pas me sentir…

Ici on pouvait fabriquer sa paire de baguettes…

Et là on pouvait s’amuser à décorer des drôles de maisons en carton. Il y avait un petit homme mais je n’ai pas vu d’escaliers en papier (pirouette, cacahuète…).

Et puisqu’on parle de bio…
Le bio est assez peu développé au Japon, bien moins qu’en France. Je pense que les japonais adoreraient manger bio, eux qui sont très à cheval sur la qualité de la nourriture… Mais vous savez quoi ? Le principal, pour ne pas dire le seul, syndicat agricole est le premier acheteur de la production du pays (façon coopérative). Et il est aussi revendeur de semences, d’engrais et de pesticides. Faut-il vous faire un dessin ? Ne pas acheter leurs produits est synonyme de se couper des principaux réseaux de vente, largement verrouillés par le syndicat. Donc le bio patine dans la choucroute. D’ailleurs, dans les enseignes que nous fréquentons pour faire nos courses, il n’y a pas de rayons bio ni même, a priori, de produits bio tout court. Il faut se débrouiller pour trouver des producteurs pour de la vente directe.

Répondre à gildasch3 Annuler la réponse.