Nous avons été déjeuner avec notre propriétaire dans un restaurant pas très loin de chez nous. Les japonais semblent avoir le chic pour planquer des pépites dans des coins un peu perdus. En tout cas, on n’arrive pas dans ce resto par hasard car il n’est absolument pas dans un quartier commerçant et sa façade est invisible depuis la rue (rue dans laquelle deux voitures ne peuvent pas se croiser…). Il s’agit du « plan de AK ». Oui, c’est en français.

Le restaurant occupe une ancienne maison (avant la seconde guerre mondiale ?). Lorsque l’on ouvre la porte, c’est un peu comme si il y avait une maison dans la maison. On est dedans mais on est encore un peu dehors. L’architecture japonaise traditionnelle recourt souvent à ces espaces intermédiaires. À la maison aussi nous avons un engawa devant nos pièces en tatamis.

A priori, c’est dans cet espace que se situait la cuisine jadis.


Nous avons bien mangé. Quantité raisonnable, fait sur place. En dépit du cadre, le restaurant n’est pas prétentieux et les prix très raisonnables. On à mangé pour moins de 15€ par personne alors que sur mon plateau j’avais six préparations différentes, sans compter le dessert !
C’est un des premiers restos dans lequel nous sommes allés (c’était il y a quelques semaines déjà !). Ce qui m’a frappé c’est l’espace. Contrairement à la France où les restaurateurs font clairement le calcul surface/rentabilité, ici on ne sent rien de tel. Les autres convives les plus proches sont à presque deux mètres de nous.
Bien sûr, on ne parlera jamais assez des matériaux. Bois, paille de riz, céramique, présence de la végétation à l’extérieur… On est transporté dans un monde où le béton et le plastique ne semblent pas exister.
Ça procure un sentiment de bien être immédiat.


Répondre à Fred Annuler la réponse.