Je vous l’ai déjà dit, la vallée de Oura est un coin un peu paumé. On ne vient pas par là à moins de connaître quelqu’un ou de se perdre (ce qui devient compliqué à l’ère des GPS). C’est pourtant l’endroit qu’à choisi un couple tokyoïte pour devenir agriculteurs. Un changement complet de vie puisqu’ils ont quitté les bureaux de la capitale pour les champs du sud.
Lorsqu’ils ont acheté leurs terrains agricoles, ils ont aussi récupéré dans un lot une ancienne maison dont ils n’avaient pas vraiment l’utilité. Fallait-il la laisser partir en ruine ? Non.


C’est ainsi que le projet Soramado (そらまど) est né. La vieille maison s’est transformée, comme dans les contes de fée, en un café-librairie d’occasion. Le lieu est ouvert en fin de semaine. On peut y assister à de petites conférences (si on comprend le japonais) ou, si on a de la chance, entendre un concert improvisé sur le piano.



Côté café, on est bien installé. Un comptoir ouvre sur la verdure extérieure. On peut choisir le coin japonais pour s’assoir sur des zabuton, ou opter pour un petit salon doté de chaises confortables. L’architecte, qui a eu carte blanche pour s’emparer du lieu, a très bien su utiliser la forte connotation nostalgique du lieu tout en lui apportant des touches contemporaines. Un croisement des matériaux et des couleurs qui nous invite dans un temps incertain, un passé qui n’a sans doute jamais existé mais qui est là, sous nos yeux, à présent. La musique, tantôt classique tantôt jazz, brouille elle aussi les pistes.



À Soramado, on peut commander un jus de pomme qui me fait penser à nos jus de pomme artisanaux. Je n’en avais jamais bu de tel au Japon ! Oishikatta ! La ginger ale, bien fraîche, donne un petit coup de fouet au besoin. Sinon il paraît que le café est bon (mais la café, moi, vous savez… ça pourrait m’énerver).
Bien sûr, tout cela s’accompagne d’un petit pudding de citrouille, de scones avec de la confiture, ou bien d’un gâteau citrouille-fromage basque (!!!), tout ça fait maison ! D’ailleurs, on peut prendre à emporter. Et on ne s’est pas privé de le faire !


Pour Yoko et moi, ça a été une grande surprise d’apprendre qu’un tel lieu existe à Oura. Un endroit convivial et culturel. On peut y parler musique, littérature ou tout simplement des dernières nouvelles du coin. Nous souhaitons vivement qu’il puisse exister longtemps. Normalement, avec toute la pub que je fais pour les attraits de la région, je ne doute pas que la clientèle française de Soramado va se développer !


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