Nous voici arrivés en France au terme d’un trajet assez long commencé peu après 13h à Oura. Tokiko est venue nous chercher (elle était la seule à avoir une voiture assez grosse pour nous emmener nous et nos valises) et nous avons fait une heure et demie de voiture pour rejoindre l’aéroport de Kagoshima. Nous avons enregistré les bagages puis passé un peu de temps tous les trois avant d’embarquer.

Depuis la baie vitrée de l’aéroport, on peut voir le massif volcanique de Kirishima. Tout à gauche, il y a le mont Karakuni que nous avions escaliédé (c’est quoi le verbe pour « monter des escaliers » ?) en octobre 2023. Tout à droite, le Takachiho dont nous avons fait l’ascension fin mai. Entre les deux, le mont Shinmoe est entré plus ou moins en éruption début juin. En tout cas, ses émissions ont conduit à l’annulation de vols à ce moment-là. Depuis, ça va mieux et on l’en remercie. On va pouvoir décoller sans problème.
À 16h35, nous quittons le plancher des vaches pour nous retrouver à l’aéroport de Haneda deux heures plus tard. Nous avons trois heures pour trouver notre porte d’embarquement et c’est reparti pour un grand tour de manège. Le typhon numéro 9 a la sympathie de prendre son temps avant de venir frôler Tokyo (sans doute le 2 août). Nous décollons donc sans souci à 21h40 pour atterrir quatorze heures plus tard à Francfort. Il est 5h20 du matin, il pleut et il doit faire autour des 15 degrés. 10 degrés de moins qu’au Japon à une heure semblable.
L’ambiance n’est pas la même ici. La présence policière est plus ostentatoire, les visages sourient moins, moins d’attention à l’autre, le service n’est pas vraiment soigné. « Welcome in Europe ». On a vraiment des choses à apprendre du Japon.
Nous prenons un petit déjeuner en attendant l’avion qui nous ramènera à Paris.
Décollage à 7h40, arrivée à 8h55 sans encombre à Charles de Gaulle. Nous récupérons nos bagages qui ont survécu à toutes les correspondances depuis Kagoshima puis nous rejoignons la gare. Nous réussissons à trouver une petite place dans le hall qui, visiblement, n’a pas été conçu pour accueillir le volume de voyageurs qui s’y presse. Que se passerait-il en cas de mouvement de panique ? Nous achetons de quoi déjeuner dans le wagon. Le quai d’embarquement est annoncé seulement quinze minutes avant l’arrivée du train. Cela ne manque pas de créer un embouteillage instantané quand une centaine de personnes et leurs valises doivent tout d’un coup utiliser le seul escalator possible pour rejoindre le quai. Je me demande qui a réfléchi à tout ça, entre la conception des lieux et la gestion du flux des voyageurs aujourd’hui.
À 11h20, nous sommes dans le train. Nous avons réussi à caser nos quatre gros bagages dans l’espace dédié (et c’est quelque chose qui me stressait depuis notre départ, je l’avoue). Yoko avait réussi à nous dégoter des places en première ce qui nous permet de finir le trajet confortablement. À 14h02, nous descendons sur le quai à Angers ou d’aimables mains nous aident à transporter nos bagages et nous ramènent chez mes parents en voiture en 10 minutes.
Ouf ! Nous avons passé un peu plus de trente heures à nous déplacer.

Laisser un commentaire