La suite, oui la suite !

Résumé des épisodes précédents : c’est l’expo des travaux d’élèves de Yoko, Sarah et Anne-Marie sont arrivés au Japon et nous avons entrepris de les exploiter en les entraînant de force dans une classe de jeunes japonais. Mais ça ne va pas s’arrêter là.


(je vais placer dans cet article quelques photos de l’exposition mais sans en rendre vraiment l’ambiance puisque j’évite de mettre le visage des gens sur mon blog)


Le samedi de 19h à 22h, c’est la nocturne à la galerie Dasoku. Nous arrivons en avance car Yoko tient à accrocher les calligraphies réalisées par les élèves de l’école primaire (et Anne-Marie et moi !). Un mur leur est réservé.

Normalement le caractère pour le thé n’a pas besoin d’un cercle autour. C’est un caprice de la prof ! Le but est d’inciter les élèves à engager leur corps pour tracer un grand cercle et non pas à se servir uniquement de la main et du bras. Yoko est très satisfaite du résultat.

Nous accueillons pas mal de monde. À partir de 19h30, une visio est organisée pour que les artistes français rencontrent les visiteurs. L’échange est fructueux et, apparemment, émouvant aussi (qui a fait pleurer sa prof ? Hein ? Nan mais alors !). C’est aussi l’occasion de retrouvailles puisque Christian, un élève de Yoko, peut échanger en direct avec la personne chez qui il a logé lorsqu’il est venu nous rendre visite il y a un an environ.

Le dimanche, dernier jour de l’expo, voit aussi la galerie se remplir de visiteurs. De mémoire de Dasoku, on n’a jamais connu une telle affluence.

So sensei que Sarah et sa maman ont rencontré vendredi après midi est aussi venu. Il est impressionné par l’œuvre de Sarah (à gauche sur la photo ci-dessus), et surtout par la graphie du kanji « vent ». C’est probablement aussi lié au vent de fraîcheur que Sarah fait souffler dans la galerie.


Je ne vais pas redire à quel point les japonais ont été sensibles au travail présenté ici (à lire par là). Ils ont eu ce sentiment que nous partageons tous la même humanité. Alors je dis bravo à Yoko et à ses élèves pour leur travail. Ce qui est fait là est précieux. Nous avons besoin de ce lien qui se crée, de cet art qui nous rassemble, de cette relation autour des belles choses, par delà les frontières et les cultures. Il s’agit d’une rencontre cordiale.

J’imagine que lorsqu’on débute en calligraphie, on ne pense pas forcément au fait que cet engagement va toucher le cœur de personnes à l’autre bout de la planète, les encourageant eux-même à prendre ou reprendre le pinceau, ou à commencer une activité personnelle quelle qu’elle soit.

Faire, c’est bien. Montrer ce qu’on fait, c’est déjà donner, c’est de la générosité. Montrer qu’on s’engage sur un chemin c’est déjà offrir aux autres le courage de s’engager eux-même. Même si le résultat n’est pas encore là visuellement, on sent l’énergie en mouvement, la volonté, l’envie de comprendre et de bien faire. Et ça, c’est précieux pour tous.

Ci-dessus à droite, la calligraphie d’Arthur, 12 ans, un an de cours de calligraphie en visio au compteur, accrochée au mur d’une galerie japonaise…

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