J’avais promis de vous parler de l’arrivée du printemps, nous y voilà !
La semaine dernière, pendant que Yoko préparait puis donnait ses cours en visio, je me suis échappé pour une promenade bucolique. Je ne vais pas rentrer dans les détails de cette balade maintenant, il y aurait trop à dire, mais elle m’a donné quelques occasions d’admirer les pruniers en fleurs.
Dans le précédent article, j’ai évoqué ce restaurant dans lequel nous sommes allés il y a deux semaines avec des amis de Nagasaki. Situé dans une maison plus que centenaire, il possède un jardin charmant où plusieurs pruniers jouent les vedettes depuis début février. Lors de cette promenade la semaine dernière, j’y suis retourné seul.

Il y avait du monde et j’ai dû patienter un moment avant de pouvoir rentrer. D’ailleurs, pour faire face à l’affluence (et à la gourmandise) des japonais, les restaurants sont souvent organisés. C’est quelque chose qu’on ne voit pas en France, me semble-t-il. Plutôt que de dire « revenez dans 10 minutes (ou une demi-heure) » et voir le client partir vers la concurrence, les restaurants japonais disposent des feuilles sur lesquelles on peut inscrire son nom dans une liste en indiquant le nombre de convives. Ensuite, un espace d’attente est souvent aménagé où l’on peut s’asseoir. C’est plus ou moins confortable mais quand même.

Et donc en arrivant au restaurant, j’ai dû inscrire mon nom sur la feuille puis j’ai gentiment patienté sur un banc en bois à l’extérieur. Dix minutes ? Un quart d’heure ? Plus ? Je ne me souviens pas trop. J’étais bien, là, à attendre. Depuis mon banc, je pouvais voir les pruniers du jardin.

Et comme de toute façon, personne n’allait prendre ma place dans la liste sur la feuille, je pouvais même quitter cette « salle d’attente » en extérieur pour aller observer le jardin de plus près.


Au milieu de toutes ces fleurs, j’ai pu voir des oiseaux butineurs à l’œuvre. Je serais bien incapable de leur donner un nom. Ils m’ont fait penser à des merles, mais sans doute un peu plus petits. Mes connaissances ornithologiques me permettant tout juste de faire la différence entre un moineau et une autruche, je ne me hasarderais pas plus loin (de peur de déchainer les sarcasmes de connaisseurs dont je sais qu’ils lisent ces lignes).



Une fois admis dans le restaurant, j’ai obtenu la place que je convoitais. Seul face au jardin. Il faisait bon au soleil derrière la vitre.


Pas de prise de tête pour la commande, c’est plateau unique, le même pour tous. Sashimi, salade, tempura, soupe de miso et d’autres trucs que je ne saurais nommer.
Et puis la marmite, à gauche sur la photo ci-dessus, c’est le riz. Chaque table reçoit sa marmite, plus ou moins grande selon le nombre de convives. On mange donc du riz cuit « à l’ancienne », pas en autocuiseur. Et le riz est vraiment très bon. Contrairement à l’expression « bonnet blanc et blanc bonnet », il y a bien « riz blanc et blanc riz ».
Après cet excellent repas, mes pérégrinations me conduisent au pied d’autres pruniers dans lesquels je peux observer des mejiro. (ah oui, tiens ! Je connais les moineaux, les autruches… et les mejiro). Je vous avais déjà montré un mejiro il y a un an (un an !) que nous avions pu voir dans un prunier à Tokyo.

Pour rappel, mejiro veut littéralement dire « œil blanc » en japonais. Les mejiro butinent autant que les abeilles. Peut-être plus d’ailleurs vu que des abeilles, il n’y en a pas des tonnes par ici, et j’ai bien peur que ce soit pour les mêmes raisons que dans le reste du monde.

Les premiers pruniers à fleurir ici se caractérisent par des sépales rouges. Les sépales, c’est les trucs à la base de la fleur, sous les pétales. Je dis ça parce que je ne connaissais pas le mot et que je viens de regarder. Alors au cas où des gens aussi bêtes que moi lisent ces lignes, je vous propose de développer votre vocabulaire en même temps que moi. C’est toujours bon à placer dans une conversation mondaine : « ces pales sépales qui s’étalent sur ces pales, c’est pas laid ».

Dans un second temps, d’autres pruniers fleurissent avec des sépales d’un vert tendre, ce qui donne un aspect beaucoup plus rafraîchissant à l’arbre.

J’ai aussi aperçu des pruniers roses ou rouges, mais je ne me suis jamais trouvé en situation de pouvoir les prendre en photo correctement. Je m’en remets donc à votre imagination. Ou alors vous imprimez une photo ci-dessus et vous la coloriez en rose…
Et sinon ?
Par ici les températures restent très fraîches. On nous promet un peu de neige cette nuit ! Mais dans une semaine, on devrait frôler les vingt degrés. Cette année, les températures ont été basses plus longtemps que l’an dernier. Je ne suis pas contre un peu plus de chaleur. Il sera toujours temps de se rapatrier en France quand il fera trop chaud.
Et une page de pub pour finir
Nos locataires se sont carapatés plus tôt que prévu. Ils ont trouvé un nouveau nid à peine après avoir commencé à chercher et on est bien contents pour eux. C’est important d’avoir un logement qui nous plaise ! Et puis, d’une certaine façon, nous sommes aussi soulagés de ne pas avoir à mettre à la porte une famille de quatre s’ils n’avaient pas trouvé à temps pour notre retour.
Pour le coup, la maison à Rezé est en location à partir de maintenant jusqu’à fin juillet pour des étudiants ou des personnes en mobilité professionnelle (c’est un contrat de loc particulier pour éviter le bail obligatoire d’un an).
Voilà ! Vous avez l’info à toute fin utile… En vous remerciant pour votre contribution le cas échéant.

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