Voilà, c’est parti !
Nous avons donc réalisé l’accrochage la semaine dernière. Cette fois-ci, comme je suis un peu serré en temps, j’ai opté pour un système simple : patafix derrière les photos et zou, au mur ! L’an dernier j’avais suspendu mes images à 15 cm du mur. C’est beaucoup plus « wahou » mais c’est beaucoup plus long à mettre en place et plus fragile aussi (même s’il a fait preuve de résistance face à des enfants coureurs).

Il m’a fallu environ 2h30 pour tout mettre en place. J’avais préparé mon plan d’accrochage à l’avance pour ne pas perdre de temps.
En fin d’après-midi, j’ai reçu mon invitée. En effet, cette fois-ci je n’expose pas seul mais avec Kouchan (alias Mikan pour son nom d’artiste). Elle a 14 ans et nous avions un peu discuté lors de ma première expo. Elle m’avait alors montré quelques-unes de ses photos et j’ai trouvé qu’elle avait un regard intéressant. Je lui ai donc donné cette première occasion pour elle de montrer ses prises de vue.


Bon, à 14 ans elle est encore un peu « girly » donc elle a décidé de disposer ses photos pour que cela forme un cœur.
Elle ne maîtrise pas son art, elle prend vraiment à l’instinct et ce qu’elle dit de son travail reste encore superficiel en quelque sorte (elle à 14 ans). J’espère qu’elle va continuer à prendre des photos, faire travailler son œil et acquérir un regard critique. Je lui ai conseillé de classer ses images d’une façon ou d’une autre (aujourd’hui tout est mélangé dans son téléphone). Organiser ses images en thématiques me semble un bon point de départ pour commencer à analyser son propre travail. Si vous avez des idées de conseils, ne vous privez pas de m’en faire part.
Ce qui est dommage, c’est qu’elle peut difficilement être présente. Elle dépend de ses parents pour se déplacer et a déjà d’autres activités en plus de l’école. Elle a pourtant très envie d’échanger avec les visiteurs. Elle est très sociable et aussi très vive.
Retour au vieux photographe.
J’expose 42 photos. 20 font partie d’une série que j’ai faite avec le Kaimondake comme sujet (à l’arrière-plan sur la photo ci-dessous). Pour les autres, il y a différentes thématiques. J’ai remarqué que l’eau est assez présente dans mon travail. J’ai beaucoup utilisé le reflet pour aller vers des univers plus poétiques. Il y a donc une continuité avec la série que j’avais faite dans les marais au nord des Sables d’Olonne et que j’avais présentée l’an dernier.

J’ai aussi mis en place une vidéo mais pour ce que j’ai pu voir, mon objectif n’est pas atteint. Je me demande si je dois la modifier… Il s’agit d’une succession de 3 plans, chacun constituant une œuvre en soi. Pour des raisons pratiques (matériel et espace), je les ai rassemblées en un film alors que idéalement il faudrait que chacune tourne en boucle sur elle-même. Je me suis peut-être un peu trahi et j’envisage de n’en conserver qu’une pour mettre en œuvre mon idée originale. À voir.

Comme l’an dernier, j’ai édité un jeu de 8 cartes postales. J’ai aussi mis à disposition un portfolio qui complète l’expo avec d’autres images. Et puis j’ai un peu craqué, j’ai fait un livre imprimé à 20 exemplaires.



L’expo a donc ouvert ses portes le week-end dernier. Nous n’avons pas fait de vernissage cette fois-ci (les journées sont trop courtes pour organiser ça en ce moment). Il n’y a pas eu grand monde samedi (de 19h à 22h) et dimanche (de 14h à 17h). En revanche, mardi (hier) a été une journée faste. Entre 14h et 16h, nous avons eu plus de 15 visiteurs, notamment des personnes qui sont dans le domaine (artistes, galeristes, musée…). En trois jours d’ouverture, j’ai vendu deux œuvres et un livre (plus des cartes postales évidemment). C’est un début… Je ne suis pas certain de retomber sur mes pieds par rapport à l’investissement initial, mais quel plaisir de montrer son travail. Ah ! La vie d’artiste…


Ce qui est chouette, c’est que nous avons réussi à faire venir des personnes qui sont assez intimidées par l’art et la culture. Ce n’est pas toujours facile mais certains ressentent des choses. Leur spontanéité et leur fraîcheur sont souvent justes par rapport à mes propositions. Et ça fait vraiment plaisir.
J’ai aussi reçu la visite de voisins, ci-dessous M. et Mme Honda, toujours autant adorables.

Et j’ai aussi reçu mon lot de fleurs, dont certaines ont été envoyées par des amis tokyoïtes. J’ai aussi eu des légumes (on est à la campagne !).

Ah ! Et j’allais oublier ! J’ai fini par décider de montrer mes cahiers de dessins. Il n’y a rien à vendre de ce côté là mais ils ont leur petit succès. Les visiteurs se plaisent à les feuilleter, parfois dans leur intégralité.

L’expo dure jusqu’au 29 décembre. À raison de trois fois trois heures par semaine, ça va me faire sortir de mon antre et rencontrer du monde. Il semble que j’ai fait quelques progrès en japonais, suffisamment pour bafouiller quelques mots avec les visiteurs assez indulgents pour m’écouter. Les japonais sont très indulgents avec moi.
Et sinon ?
Et sinon c’est l’hiver, mais je vous en ai déjà parlé. Aujourd’hui le soleil refuse de montrer son nez, c’est plus difficile de se réchauffer. Béni soit l’inventeur du kotatsu !
Et un petit bonus :


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