Mardi dernier, notre copine Maisan (qui tient la galerie Dasoku) est venue nous chercher, Yoko, moi et nos 49 kilos de bagages, pour nous déposer à l’arrêt de bus de la navette de l’aéroport. Et c’est après des adieux déchirants, soulignés par un orchestre de cordes mélodramatique, que nous sommes montés dans le car, trempés par les larmes du désespoir de la séparation.
Bon, en vrai on s’est fait des coucous avec le sourire, tout à la joie des promesses de nos retrouvailles au mois d’août.
Environ 1h30 plus tard, le car nous dépose à l’aéroport de Kagoshima. Après un peu d’attente (et un bon bol de ramen), nous voici les fesses posées dans l’avion, direction Tokyo. Au bout d’une heure de vol, le temps s’éclaircit suffisamment pour nous permettre d’apercevoir…

… le mont Fuji. Et, comme pour nous rappeler l’actualité et les détours que notre avion serait amené à prendre le lendemain, le voilà qui se déguise en sous-marin.

Nous descendons peu à peu au-dessus de l’océan Pacifique où des îles tentent de cacher leurs secrets sous des draps de nuage.

En arrivant aux abords de Tokyo, nous survolons des champs. Pas des champs de thé, pas des champs de riz, non, des champs de golf. Qui a dit que les japonais n’aiment pas le golf ? Sur la photo ci-dessous, il n’y a pas moins de 7 parcours !

Et nous voici arrivés à l’aéroport de Haneda ou un type amoureux d’une certaine Ana a repeint tous les avions. C’est fou l’amour ! Ça donne des ailes !


Le lendemain, après une nuit passée à Tokyo, c’est de Haneda que nous repartons. Alors que lors du vol aller, il y a presque un an, nous avions survolé la Turquie, le Moyen-Orient puis la Chine, c’est un tout autre trajet qui nous attend aujourd’hui. Après le décollage, nous prenons un premier repas puis passons un peu de temps à nous demander lesquels des 136 films disponibles nous allons regarder (pour moi ce sera Dune I et Dune II). On se demande si on essaye de dormir maintenant. On regarde le début du film, puis on le regarde à nouveau parce qu’on s’est endormi, et avant que nous nous en apercevions, nous voici rendu sur les traces du capitaine Hatteras, héros de Jules Verne explorateur du pôle Nord.

Nous survolons une mer de nuage dans laquelle la lumière du soleil se diffracte nous offrant le spectacle, rare pour des êtres aussi terre à terre que nous, d’un arc-en-ciel circulaire.

Quelques heures plus tard, nous survolons le Groenland, puis ce sera l’Islande, l’Écosse et l’Angleterre avant de revoir la Normandie, certes un peu à la bourre pour les commémorations du débarquement.


Après plus de 13h de vol, nous voici arrivés à Paris. « Merci » M. Poutine pour ce petit détour de 2 heures nous permettant de visiter une autre coin de la terre qui nous était inconnu jusqu’alors. Il ne fallait cependant pas vous sentir obligé. L’ancienne route qui nous faisait visiter la Sibérie était très bien aussi.
Enfin ! Nous sommes reconnaissants au responsable de la météo française d’avoir remonté le thermostat un peu avant notre arrivée pour nous éviter un coup de chaud/froid. Nous avons quitté un Japon où la chaleur humide commençait à s’installer pour arriver dans une chaleur plus sèche et donc plus agréable en France.
Il nous reste 2h30 de TGV pour rejoindre Angers où mes parents ont la charité de nous accueillir pour une bonne partie du mois que nous allons passer en France. Et c’est depuis la chambre de mon enfance que je vous écris. J’ai installé là mon bureau pour continuer à travailler pendant notre séjour. Depuis la fenêtre, je contemple le beau jardin toujours aussi bien entretenu.
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