Oui, je sais, c’est l’été. Même s’il paraît qu’il tarde à se matérialiser en France. Mais je voulais jeter un œil dans le rétro et faire un peu de rattrapage sur des trucs que je ne vous ai pas montré. Je préfère prévenir, je vais tout mélanger au niveau chronologique car des photos prises au même endroit n’auront pas forcément été prises le même jour. Et on va remonter jusqu’au mois d’avril environ.
Pour commencer, je voulais vous parler du mont Onodake (je ne crois pas vous en avoir parlé). C’est une montagne qu’on peut voir de la maison. Beaucoup moins haut (466 m) et bien moins spectaculaire que le Kaimondake, il est par contre beaucoup plus accessible, à un gros quart d’heure de voiture de chez nous + cinq minutes à pied pour atteindre le sommet.

C’est un endroit que nous avions visité peu après notre arrivée dans la région. De là haut, la vue sur la région est superbe. À l’ouest, la baie de Kagoshima, Ibusuki, le Lac Ikeda ; au sud le Kaimondake et l’océan, peut-être les îles si le temps est dégagé, à l’ouest, tout le plateau agricole qui court de Ei où nous habitons jusqu’à Makurazaki avec les montagnes de Bonotsu comme horizon.


Ce printemps je suis retourné plusieurs fois là haut. Paradoxalement, ce n’était pas pour la vue. J’y suis retourné justement car le sommet se perdait dans le gris. Oui, je vous refais le coup du type qui a la tête dans les nuages. Je ne vais pas vous faire de long discours, je vais plutôt vous montrer.
Premier truc : sur le chemin on traverse un bois de cryptomères.

À un moment, on a une vue dégagée sur des champs de thé en terrasses mais… dans le brouillard ça ne rend pas grand chose.

Allez ! Je vous montre sans le brouillard (mais avec des nuages quand même).

Et puis là haut il y a un temple.


Après Onodake, je file vers le lac Ikeda. Mais plutôt que d’emprunter la route la plus simple, j’opte toujours pour la petite route de montagne et je passe par mon tunnel préféré. La première fois que je suis passé ici, l’endroit m’a saisi. Cette entrée de tunnel dégage une force incroyable.

Je ne vous remontre pas le lac Ikeda dans la brume, vous l’avez déjà vu ici. Comme il m’arrive parfois de partir le ventre vide, je m’offre un petit dej dans un café au bord du lac. Ils font un chocolat chaud pas mal.

La dernière fois que je suis allé par là-bas (c’est à dire samedi), j’ai exploré un temple un peu oublié. Celui-ci est dédié au cheval. Il y a un truc avec le cheval dans la région mais il faudrait que j’éclaircisse ça. Voilà l’ambiance de samedi donc :




Voilà ! C’est tout pour aujourd’hui. J’ai d’autres endroits visités au printemps à vous montrer mais je ferais ça plus tard. Au point où j’en suis, autant assumer la non-chronologitude du blog.
Et sinon ?
Sinon l’autre soir en rentrant il y avait plein d’insectes dans la maison. Des trucs qui volaient et des trucs qui rampaient. Ça m’a tout de suite fait penser aux fourmis volantes qu’on a tout les ans à la maison à Rezé. Comme ça, pouf, il y en a partout. Et puis paf, tout disparaît.
Mais là c’était pas des fourmis. Et qu’est-ce qui ressemble à des fourmis (à part d’autres fourmis) ? Oui ! Des termites. On a des termites à la maison. Dans notre maison toute en bois. Au risque de vous infliger le même choc culturel que j’ai eu, c’est pas si grave. Par ici, les japonais ont l’habitude de voir les termites se manifester juste avant la saison des pluies, quand l’air de vient humide et chaud. Une fois tous les cinq ans, ils traitent et puis c’est tout.
Et re-sinon ?
La saison des pluies a commencé. Il fait plutôt chaud ici (jusque vers 27-28° le jour, 23-24° la nuit) et l’air commence à se charger d’humidité. On a eu des épisodes pluvieux intenses avec message d’alerte pour ceux qui habitent près des cours d’eau.
Et re-re-sinon ?
Et re-re-sinon bah voilà :

Demain on prend le bus pour l’aéroport de Kagoshima. De là l’avion pour Tokyo. Après-demain ce sera l’avion pour la France. Retour ici prévu pour fin juillet avec pas mal d’aventures en perspective. Je pense que la saison 2 de Minamimitai réserve encore de belles découvertes.

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