Kirishima toujours !
Après avoir visité quelques temples la veille, nous avons donc passé la nuit au pied de Kirishima jingu, le temple principal de Kirishima dont plusieurs bâtiments sont reconnus biens culturels importants du Japon.
Après avoir avalé un rapide petit déjeuner dans notre chambre d’hôtel, nous commençons naturellement notre journée par aller voir le temple. Il y a peu d’activité à cette heure. Nous apercevons les miko et les prêtres commencer leur journée de travail. Tout serait paisible si les balayeurs utilisaient encore des balais. Malheureusement (mais heureusement pour eux sans doute), ils utilisent des souffleuses pour pousser les feuilles devant eux. L’endroit est vaste, on peut facilement faire abstraction de ce fond sonore.




Après s’être attiré les bonnes grâces divines, nous prenons ensuite la route vers le plateau de Ebino qui est la principale base de départ pour se promener dans le parc naturel de Kirishima.
En chemin, nous improvisons un détour pour aller découvrir la cascade de Senrigataki. Nous empruntons une route étroite jusqu’à un petit parking. De là, la cascade n’est qu’à 200 m… d’escaliers. Pas de difficulté à l’aller puisqu’il faut descendre. Au retour, ça nous fera un bon coup de cardio et un peu de muscu des mollets et des cuisses. Mais le jeu en vaut la chandelle.

Il s’agit de la plus grande cascade du parc naturel de Kirishima : 75 m de haut. Comme vous pouvez le constater, il y a du débit. Il n’y a pas de chemin pour accéder jusqu’à l’eau, nous ne saurons donc pas si l’eau qui coule est chaude ou pas…
Nous poursuivons donc notre route jusqu’au plateau de Ebino. Peu après 10h, nous entamons une petite randonnée estimée à deux heures pour voir les lacs de Byakushi et Rokkannonmi.
Nous commençons par traverser une étrange rivière de lait un peu vert (du matcha ?).

Cette eau coule directement du cratère du mont Io. Actuellement, on ne peut pas s’approcher à moins d’un kilomètre du mont Io à cause de son activité. Il émet des gaz incolores et inodores dangereux. Ce périmètre de sécurité coupe carrément la route qui permet d’accéder au plateau de Ebino par l’est. Cela a aussi des conséquences pour notre parcours. Nous serons obligés de rebrousser chemin plutôt que de faire une grande boucle.

Comme vous pouvez le voir, il fait un temps magnifique. L’été n’est pas encore là donc l’air n’est pas lourd d’humidité. La promenade est très agréable et nous prenons notre temps. Les premières azalées fleurissent. Ceux qui viendront dans les prochaines semaines auront un beau spectacle.

Nous marchons au milieu des akamatsu (pins rouges) typiques de Kirishima. Plus on s’approche des hauteurs, plus ils prennent des formes étranges.


Et nous voici en vue du lac Byakushi dont nous allons faire le tour complet.


Nous nous dirigeons ensuite vers le lac Rokkannonmi qui est presque deux fois plus grand que le précédent.

Un petit temple a été construit au bord du lac et des cèdres, maintenant centenaires, y ont été plantés. Comme nous prenons vraiment notre temps, les deux heures de randonnée initialement prévues sont déjà dépassées. Nous improvisons ici une pause déjeuner qui ressemble plus à un goûter à base de biscuits.

Les deux lacs ont une eau parfaitement transparente.

De retour au parking, nous prenons le temps de faire un bain de pied dans une source d’eau chaude aménagée à cet effet, tout en dégustant une glace. Je suis ressorti de là avec les pieds rouges comme des écrevisses avec une belle ligne de démarcation à mi-mollet.

Nous faisons ensuite au-revoir à Kirishima et reprenons le chemin de la maison. Nous faisons une première halte pour découvrir une gare qui a conservé son architecture de bois et torchis.


Nous faisons encore une halte pour aller saluer l’oncle et la tante de Yoko à Aira.
Et enfin une troisième halte salutaire pour avaler un bon bol de ramen.
Ces deux jours nous ont bien rechargé les batteries. En partant, nous n’avions qu’une vague idée de ce que nous voulions faire et nous nous sommes laissé porter par nos envies au fur et à mesure. En bref : on a profité de la vie.
C’est la première fois que je suis au Japon pendant le printemps. C’est vraiment très agréable. Depuis fin avril, les températures me font penser à un beau mois de juin français. Il fait entre 20 et 26 degrés dans la journée et l’air n’est pas encore chargé d’humidité. Nous avons parfois de la pluie le temps d’une journée, et là, c’est vraiment la douche. On peut vite avoir 50 à 70 mm de pluie.
Et sinon ?
Récemment c’était la fête des garçons. À cette occasion, nous voyons sortir les koi nobori (bannières en forme de carpe) un peu partout. Nos voisins ont mis le paquet. Ils ont trois garçons.


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