J’suis au milieu d’un rêve épique
Y’a mon reveil qui me le pique
Ma femme est pleine de dynamite
Et moi j’ai le cerveau d’une huître
Il est six heures
Gildas s’éveille
Gildas s’éveille

Faut s’dépêcher de s’préparer
Le p’tit dej est vite avalé
Not’ rendez-vous va arriver
On n’a pas envie d’le rater
Il est six heures
Gildas s’éveille
Gildas s’éveille

Sur mon rasage je fais l’impasse
On va voir dehors ce qui s’passe
Il fait noir comme dans une crevasse
J’arrive pas à voir mes godasses
Il est six heures
Oura s’éveille
Oura s’éveille

Le chemin est mal bitumé
Le thermomètre fait d’la plongée
J’ai le bonnet bien enfoncé
Et l’écharpe sur le bout du nez
Il est six heures
Oura s’éveille
Oura s’éveille

Dans la forêt ensommeillée
On entend les oiseaux crier
Les ours sont en train d’hiberner
Les sangliers sont enrhumés
Il est six heures
La forêt s’éveille
La forêt s’éveille

On n’a pas fini de monter
Y’a trois cent mètres de dénivelée
Quat’ kilomètres à avaler
Ça vous endurcit les mollets
Il est six heures
La montagne s’éveille
La montagne s’éveille

L’aube est en train de se pointer
Il faut s’dépêcher d’arriver
À force de crapahuter
J’ai fini par prendre une suée
Il est six heures
La montagne s’éveille
La montagne s’éveille

Nous v’la arrivés au sommet
Et on est loin d’être les premiers
Il y a plein de japonais
Qui sont venus pour l’admirer
Il est sept heures
Le soleil se lève
Il est sept heures
Il nous émerveille

Chers lecteurs, je vous souhaite une excellente année, qu’elle vous apporte la paix à l’extérieur comme à l’intérieur.
Comme le veut la tradition japonaise, nous avons été admirer le premier lever de soleil de l’année. Depuis chez les parents de Yoko, il nous a fallu une heure pour arriver à Kamegaoka, une montagne qui offre un formidable panorama. Le temps, bien que frais, est exceptionnel. Le ciel est d’une grande clarté et le Kaimondake est bien visible à l’horizon.

Il y avait foule au sommet. Apparemment il y a affluence ici depuis l’épidémie de covid. Le parking déborde.

Il y a des plaques de Tokyo, d’Osaka… Cela témoigne des enfants qui reviennent passer le nouvel an en famille.



Notre ami Hamada-san se lance pour son premier vol de l’année.

Rentrés à la maison, nous mangeons le traditionnel mochi, responsable de 200 à 300 morts chaque année par étouffement. Autant dire que je prends mon temps pour manger.

Cette année c’est l’année du dragon. Yoko et sa mère sont toutes les deux concernées. Elles n’ont aucune excuse pour rater 2024. La pression, la pression !
Nous partons visiter les temples. Plein d’occasions pour faire des vœux. Si ça ne vous embête pas, je vais en faire pour vous !
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